Carnet n°719 du 11 juillet 2022

« Les guerres sont comme des feux de broussailles…»

« L’actualité humaine » en ce début  de « vacances d’été », 

que ce soit en Ukraine où le dictateur Poutine accroit sa pression guerrière sanguinaire, que ce soit un peu partout sur la terre où, nous dit-on, le COVID devrait dans les mois qui viennent  toucher quasiment tous ses habitants, que ce soit en Europe où les crises économiques n’en sont qu’à leurs débuts et que ce soit sur la planète toute entière quand les dérèglements climatiques de plus en plus palpables nous font présager le pire dans les toutes prochaines décennies, 

 » l’actualité humaine « , disais-je, m’a fait repenser à cette citation de Daniel Pennac : «  La guerre c’est comme les feux de broussailles, si on n’y prend garde elle se mondialise « ,

sauf que, en ce moment, ce n’est pas que d’une guerre dont on parle mais de guerres multiples et de toutes natures , militaires, économiques, épidémiques, environnementales voire sociétales  d’où mon titre : 

« Les guerres sont comme les feux de broussailles »…, des feux de broussailles  qui  se généralisent pour devenir  mondiales …

Il est vrai, comme l’a écrit Albert Camus, que 

«quand une guerre éclate, les gens se disent que ça ne durera pas car c’est trop bête, alors que cela ne l’empêche pas de durer, la bêtise insistant toujours »…,

d’autant, comme l’a dit aussi Albert Camus, que

« La première victime de la guerre c’est la vérité »

même si comme l’a écrit Fénelon :

« La guerre est un mal qui déshonore le genre humain »

sans oublier que : « La guerre fait mourir des braves et fait vivre des canailles ».

Tout est dit où presque concernant la situation de l’Europe et du Monde aujourd’hui et dans un avenir proche…

                et je repense à ce que j’écrivais au début 2020 à propos du COVID tout comme en février 2022 à propos de Poutine que j’avais assimilé  à Hitler et à Staline ce qui m’avait valu « plus que des critiques »… de certain(e)s que d’ailleurs je n’entends plus aujourd’hui…

Ce qui est sûr, en ce 11 juillet 2022, c’est que la guerre n’a pas fini de martyriser l’Ukraine et sans doute de risquer de s’étendre sauf à capituler devant Poutine comme la France et la Grande Bretagne l’avaient fait devant Hitler en 1938 à Munich avec les conséquences que l’on sait .

Ce qui est sûr aussi c’est que le COVID risque de nous faire connaître une situation épidémique sans doute pire que ce que l’on a déjà connu depuis près de 2 ans et demi…

Ce qui est sûr toujours, c’est la perspective de crises économiques, financières, budgétaires à tous les niveaux avec des pénuries incontournables dès l’automne prochain …

Ce qui est sûr enfin, c’est que cela accroitra des violences de tous ordres avec des phénomènes que j’ai déjà qualifiés de « pré-insurrectionnels » en France même.

Face à ces perspectives angoissantes, nos dirigeants semblent « hors sols », 

avec un Président qui est comme « un boxeur groggy »,

une Première Ministre qui est « droite dans ses bottes » mais pas vraiment préparée à faire face à ce qui l’attend, 

des Ministres qui sont apeurés ou qui se réfugient dans des rêves pour 2027 pour eux-mêmes ou leurs mentors,

tandis que des opposants LFI  s’agitent à l’Assemblée Nationale comme « de sales gosses »… peu dignes, sur la forme, de leurs fonctions.

Somme toute, nous vivons des situations  qui me font me rappeler des films comme Docteur Folamour, Soleil vert, le Jour d’Après, Malevil, voire comme les 3 films de la version moderne de la Planète des Singes.

Au niveau local , si la vie a repris sous le soleil que j’ai gouté hier dimanche avec délice à Asnapio, au Musée de Plein Air et en soirée avec le départ de plusieurs Centre de Vacances,

l’avenir est bien sombre et je ne sais toujours pas comment les communes en général et la nôtre en particulier pourront « normalement  » voter en mars  2023 des budgets équilibrés vus les millions d’euros de charges supplémentaires qui s’imposent et qui s’imposeront à nous ,accompagnés de réductions de ressources  par un État qui se défaussera ainsi sur nous des conséquences de ses propres décisions et indécisions.

D’où mon travail à raison de 8 à 10 heures par jour pour préparer divers scénarios adaptés à divers degrés de crises…

afin de maintenir au mieux des services publics dont ont besoin un nombre croissant de citoyens de tous âges directement ou indirectement ,impactés qu’ils sont par les crises dans leurs vies quotidiennes.

Les communes, contrairement à l’État, ne peuvent « arguer » du « quoi qu’il en coûte » en renvoyant leurs déficits et leurs dettes sue les générations futures…

mais peut-être faudra-t-il quand même faire une « exception » en 2023 pour permettre aux services publics de fonctionner…une exception en forme de « moratoire »…

Au demeurant, je le répète, si la situation mondiale me fait penser aux années 30 du 20ème siècle, peut-être en pire…,

 je fais tout mon possible « pour tenir bon »…dans cette tourmente quand mon expérience peut être encore utile et ma liberté face à la vie politicienne  tout à fait absolue…ce qui me semble plus que nécessaire.

Si certain(e)s ne verront  en moi qu’un  « Don Quichotte face aux moulins », j’espère que beaucoup d’autres prendront modèle  pour défendre l’avenir de nos enfants…

Même si mon horizon de vie publique (et de vie tout court) se rapproche, j’arrive à me dire plus que jamais que 

« si l’être humain n’a finalement qu’ une seule certitude, c’est qu’il est mortel  , il ne peut vivre et donc il ne doit vivre que comme s’il était immortel »

C’est une règle que je m’applique quand je travaille modestement à élaborer des solutions à notre niveau pour réduire autant que possible les effets des crises  que nous vivons et qui nous menacent, en essayant de convaincre et d’agir pour continuer à vivre en vivant plus simplement.

C’est mon engagement de toujours pour une Ville Nature et de plus en plus nourricière avec le choix de la proximité des services et des loisirs… dans toutes les dimensions de nos vies quotidiennes.

Qui peut honnêtement nier les résultats déjà obtenus à Villeneuve d’Ascq ? 

Qui peut refuser de s’associer à une démarche qui profitera de plus en plus au plus grand nombre de nos concitoyens ?

Je veux y croire et je sais que beaucoup de Villeneuvois(e)s y croient !

Alors, ensemble continuons !

                Telle sera ma conclusion aujourd’hui en ces jours d’incertitudes et d’angoisses ,

car comme l’a dit Sénèque il y a 2000 ans :

             « C’est quand on n’a plus rien à espérer qu’il ne faut désespérer de rien ».

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