QUESTION AU MAIRE HONORAIRE – 17 octobre 2026

Question n°14

Monsieur le Maire Honoraire, répondez-moi franchement, comme à votre habitude, que pensez-vous de la dernière déclaration de Madame LE PEN qui confirme très clairement que si elle est élue Présidente de la République en mai 2027 elle supprimera toute aide financière à l’Ukraine 6 mois après son élection ?

Réponse :

Je répondrai que ce n’est pas une surprise pour moi connaissant ses liens « idéologiques » et autres… ainsi que ceux de son parti, le RN, avec la Russie de Poutine… des liens qui ne datent d’ailleurs pas d’hier… Ce qui est nouveau, c’est la clarté de « l’aveu », un aveu que « d’autres », dans le monde politique français, du côté de LFI…, mais pas que…, se refusent encore à afficher…

Ils et elles ne sont d’ailleurs pas les seuls dans le Monde d’aujourd’hui. Il suffit de regarder du côté des États-Unis de Donald Trump qui, lui, ne se contente pas, comme Madame LE PEN, de justifications financières vu son « affichage » indécent avec Vladimir Poutine.

Au demeurant, si on s’en tient aujourd’hui à la « justification financière » de cette position (puisque c’est votre question), compte tenu de l’état de faillite dans laquelle Monsieur Macron a plongé une France dont Madame LE PEN espère être la Présidente en mai 202, il faut rappeler qu’en 1938 et 1939, c’était déjà l’argument majeur de l’extrême Droite et des communistes staliniens de l’époque pour justifier « les accords de Munich » du 30 septembre 1938, quand la France et la Grande-Bretagne avaient laissé Hitler dépecer la Tchécoslovaquie) et pour approuver « le pacte Germano-soviétique » signé entre Hitler et Staline le 23 mai 1939, une semaine donc avant l’invasion nazie de la Pologne le 1 septembre, une invasion suivie le 3 septembre à 17h de la déclaration française de guerre à l’Allemagne (après son ultimatum du 2 septembre resté sans réponse) et de la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne elle aussi le 3 septembre à 11h… (des déclarations de guerre « sans effets », qualifiés alors de « drôle de guerre »).

Á l’époque, dont je ne fus bien sûr pas « le témoin direct », n’étant né que le 27 février 1945 mais le « témoin indirect », via ce que m’en ont dit durant mon enfance les témoins directs que furent mes parents et mes grands-parents qui me confirmèrent que c’était alors, pour une majorité de françaises et de français, l’argument principal pour  » tout accepter d’Hitler » afin d’éviter d’avoir à se donner les moyens militaires et donc financiers de se préparer à cette guerre…

C’est ce que maintenant on entend de plus en plus en France et dans d’autres pays Européens !

On a vu ce qu’il en fut et « accessoirement » ce que fut le coût financier de la guerre de 1939/1945, de la défaite en quelques semaines (en mai et juin 1940 !) de l’occupation des territoires français directement et indirectement et après 1945 de la « reconstruction » de la France ainsi que d’une grande partie de l’Europe …

Les chiffres sont parfaitement incomparables et n’ont d’ailleurs jamais été, à ma connaissance, vraiment « comparés ». Pas question, alors, de parler de « pourcentages de déficits budgétaires » ni de surendettements… « la question ne se posait même pas !

Quant aux « marchés financiers » qui aujourd’hui nous menacent de ne plus nous prêter en cas de déficits budgétaires trop élevés, quel serait l’avenir de ces remboursements de dettes si nous étions vaincus et occupés par une Russie contre laquelle l’Ukraine est aujourd’hui notre dernier rempart… ?

Et je ne parle même pas aujourd’hui, à ce stade, du coût d’une guerre mondiale y compris nucléaire qui pourrait aller, personne ne peut l’ignorer, jusqu’à une quasi extinction de l’espèce humaine…

Somme toute, le seul moyen d’éviter « ces scénarios catastrophes » c’est de nous donner les moyens de « convaincre » nos ennemis potentiels extérieurs et intérieurs et de les persuader qu’ils perdraient toutes guerres engagées contre l’Occident et ce, en engageant sans compter toutes les dépenses pour cela ! Car je le répète, s’il est aisé de comptabiliser ce que coûte la préparation d’une guerre, il est impossible (et inutile) d’essayer d’en calculer le coût après qu’elle ait eu lieu !

Voilà ce que je pouvais dire aujourd’hui en espérant quand même que celles et ceux « qui nient la menace poutiniste » ne se préparent pas plutôt à s’installer dans des régimes de collaboration comme on a en a connu avec l’État français de Philipe Pétain et comme un film célèbre de Jean Yann nous l’avait décrit « avec ironie » en 1974 sous le titre « Les chinois à Paris ».

J’avoue quand je les entends… me poser de plus en plus la question… en espérant une fois encore « me tromper ».

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