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A Lire :
Souvenirs
Souvenirs
des images, des fables,
des anecdotes…
En un peu plus
de 59 ans de vie dont près de 40 ans d'engagement politique à
gauche, les souvenirs engrangés sont innombrables
.
De ma petite maison natale avec ma sur et mes parents à Royaucourt
et Chailvet près de chez mes grands parents, à ma maison ascquoise avec mon épouse et mes
deux filles, de la porte poussée pour la première fois en
septembre 1964 place Rihour, du siège du parti socialiste SFIO
à la porte claquée du PS de la rue Lydéric le 3 décembre
2001,
de ma révolte de jeune homme contre toutes les forme d'injustice,
à ma révolte d'homme mur contre toutes les formes d'injustice,
J'en aurai tant à raconter
que je risquerais de lasser mes
plus fidèles amis et lecteurs
Il me faudra donc faire des choix : Parlerai-je du militant qui,
en 1965, envoya son poing dans la figure d'un étudiant facho dans
le hall du restaurant universitaire, du secrétaire des
étudiants FGDS que je fus à Clermont Ferrand en 1967,
des bagarres de rue de Mai 68, de mes engagements militants
pour Mitterrand en 65, 74 et 81, de ma première rencontre avec
ce même François Mitterrand dans un restaurant des Halles
à Paris en 1978 de sa venue à Villeneuve pour une journée
complète en 1979 et l'inauguration de la place Léon Blum, de ma première élection " surprise " de février
1976, de celle de 1977, de ma défaite de juin 2002
de
ma présence à l'Elysée le 24 mai 1981, de mes nombreux
entretiens avec le Président, de ma dernière rencontre
le 9 novembre 1995, moins de deux mois avant sa mort, de mon entrée
de justesse au parlement européen en 1989 à mon triomphe villeuneuvois de juin 1995.
Irai-je même
jusqu'a raconter mon enfance, mon entrée en préparatoire à la communale
de Chailvet, une école à classe unique, ma découverte à 10 ans du lycée
de LAON où ma modeste condition n'était pas facile à vivre, de mon bac
math à 18 ans et de mon travail en trésorerie générale de LAON.
Je dirai sans
doute qu'a 11 ans, le massacre de Budapest m'a interdit ensuite
d'adhérer au parti communiste et que la triste expédition
franco-britannique du canal de Suez a fait de moi un ami d'Israël.
Évoquerai-je enfin les amis très nombreux quant tout allait bien ou le
" dernier carré " de ces dernières mois
Décrirai-je le petit garçon timide et trop peu sûr
de lui ?, le leader politique puissant ? le militant ébranlé
par la bêtise et les trahisons de l'année 2002 ? l’homme
blessé à vie par la bétise et la méchanceté
de celles et ceux qui n’auront cesse de faire oublier ce qu’ils
me doivent ? ou l'homme qui en cette fin 2004 a retrouvé parcequ'il
faut de sérénité.
Oui il y aurait tant et tant à dire et à écrire
avec des mentions particulières pour les colères
d'Arthur Notebart, les coups de Pierre Mauroy, les manières
de Laurent Fabius, les lâchetés
de Michel Rocard
., les séductions du Président Mitterrand,
les fragilités de Lionel Jospin, avec enfin la cohorte des "
amis de toujours " dont certains vous trahissent pour avoir le pouvoir
et dont beaucoup d'autres le font après que vous les ayez aidés
à avoir ce " pouvoir ".
Oui il y aurait tant et tant à dire et à écrire
d'un passé riche et dense
moins réussi sans doute
que j'ai pu le penser quand j'étais au sommet de ma " réussite
"
et moins raté, je l'espère, que ce j'ai pu
craindre ensuite
.
Une chose est sûre !
j'ai toujours essayé honnêtement
de défendre mes idées sans compromission d'aucune sorte avec
des règles d'éthique publiques qui sont à la
base de mon engagement.
Une autre chose est certaine : tant qu'il me restera un souffle de vie,
je me battrai pour ces idées avec un seul espoir
que le
jour venu
on dira de moi une seule chose
toute simple
: " c'était un homme ! "
Gérard CAUDRON
Le 2 novembre 2004
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