Villeneuve,
le 1er mars 2003
J'ai rencontré beaucoup de
citoyens durant ce week-end, dans les quartiers, au Château de Flers, dans
des salles de sports et surtout au premier banquet de l'année des retraités
et personnes âgées de Villeneuve d'Ascq.
J'y ai pris, comme
d'habitude, beaucoup de plaisir. Je ne comprends vraiment pas les élus qui se
font élire et qui ensuite se refusent à ce type de contacts humains…
Et, parmi eux, ”j'en
connais même” qui aimeraient être élus longtemps encore… voire avec des
responsabilités plus importantes…
J'ai aussi continué à
revoir, à trier et à ranger près de 40 ans d'archives… cela aussi ”me fait du
bien” car quand, depuis deux ans, ”on vous passe à la moulinette” et on vous
efface de tout, on finit par vous faire douter de vous-même, et de ce que
vous pensiez avoir fait de votre vie..
On finit par oublier les
tâches remplies, le temps passé, les combats menés, les coups reçus, les
réussites et même les échecs…
De mon entrée à la SFIO en
1964 (en même temps que Dinah DERYCKE) pour contribuer à la refondation du
socialisme, à notre participation à la FGDS de François MITTERRAND dès sa
campagne de 1965, à notre première ”sortie” du PS en 1969 quand certains
”notables” ont repris les rennes du parti ”sentant la bonne odeur du fromage”
(P. MAUROY y était déjà),
De notre retour au PS de
MITTERRAND après 1972 à mes campagnes électorales de 1976, 1977, 1983, etc…
avec, dès la fin des années 60, de modestes écrits ”pour une économie
socialiste”,
De mes conflits réguliers
avec MAUROY qui voulait croquer Villeneuve (pêché de gourmandise ?), NOTEBART
qui voulait y conserver le pouvoir que lui donnait l'E.P.A.L.E… tandis que
DEROSIER ”faisait son trou” grâce à la fusion entre HELLEMMES et LILLE…,
De mes coups de gueule,
menaces de démission, critiques des appareils (voire le conflit de 1990 avec
la Fédération P.S)…,
Du temps où, en 1979, F.
MITTERRAND venait à Villeneuve boycotté par tout l'appareil socialiste du
nord, Pierre Mauroy y compris, alors qu'il en était le premier secrétaire
national,
De mes écrits dans le
bulletin municipal, puis la Tribune, … et dans la presse locale,
De mon journal sur minitel
puis sur Internet (des milliers et des milliers de pages),
De mes rencontres avec un
bon nombre de personnages plus ou moins importants et surtout de citoyens par
dizaines de milliers (et même plus !)…,
Il me reste quelques
dizaines de boîtes d'archives étiquetées et classées… (pour le jour où… au
cas où…) et surtout le sentiment d'avoir été ”utile” … tout simplement…
A ceux qui très pressés ont
”la boulimie” du pouvoir et de ses attributs, je redirai très tranquillement
que l'autorité et le respect ne s'imposent pas… ils se méritent.