Le 17 septembre 2007
Le week-end
politique en France a vu se dérouler les dernières universités d’été dont celle
du Modem de François Bayrou et quelques réunions à gauche pour tenter de
rassembler en rénovant une gauche à la dérive dominée par un PS trop sûr de
lui à l’extérieur et en plein déchirement à l’intérieur.
Quand on
voit, par ailleurs, l’état de la croissance économique, de l’emploi et du
chômage, du déficit du commerce extérieur, les menaces sur les retraites et le
droit social sans oublier, bien sur, les périls mondiaux dont la menace
nucléaire iranienne, on se dit que notre pays tourne fou et que nos
élites politiques ne sont plus à la hauteur des enjeux et des risques.
Si je n’étais
pas aussi convaincu qu’au nom de l’avenir et au nom de nos enfants on n’a pas
le droit de baisser les bras… j’aurai jeté l’éponge depuis longtemps
d’autant plus que la bêtise (et je pèse mes mots) de certains socialistes
villeneuvois n’arrange pas le regard que je porte sur ce parti (qui fut pourtant
le mien durant 37 ans).
Et
pourtant… et pourtant oui, il faut se battre…
Se battre
pour rénover les partis politiques avec le Modem sans doute, avec une nouvelle
fédération de la gauche (à l’image de la FGDS de François Mitterrand) sûrement…,
une fédération qui respecterait ses diversités et accueillerait directement à
gauche celles et ceux qui ne se retrouvent plus dans les partis existants…
Les deux
démarches ne sont pas incompatibles : Le Modem a des idées et un style qui
peut se conjuguer avec les idées et les forces d’une gauche épurée de ses
caciques et de ses réseaux obscurs…
Je suis prêt
à y prendre ma place le jour où ceux qui voient en moi « l’homme politique à
abattre » auront été remis à leur juste place.
Les
municipales de mars seront en cela une étape essentielle.
Alors peut
être, à ce moment là, on fera, en politique, passer l’intérêt général avant les
intérêts particuliers, les idées et les projets avant les postes et les titres.
Peut être
saura-t-on accepter que l’adversaire dit et fait des choses positives…
Peut être que
les médias ne privilégieront plus « les petites phrases » sur les discours
raisonnées et les débats de fond.
Exit alors
les titres du type : « Jospin flingue Royal » !...
oui, alors,
et seulement alors on acceptera de débattre avec tous de l’avenir des
retraites, on combattra les déficits, on réduira les inégalités…
Oui, peut
être, enfin, on s’occupera du développement de la rive sud de la Méditerranée,
on n’aura pas peur de dénoncer le péril islamiste en Iran et ailleurs…
Somme
toute on saura prendre des risques !
On ne gagne
jamais et une société n’assure jamais son avenir…, sans prendre des risques… !
L’histoire, de tous temps nous l’enseigne !