Le 23 avril 2007
La journée électorale du 1er
tour des présidentielles aura été une bonne journée pour la Démocratie avec
une forte participation des électeurs (85%), une chute importante de l’extrême
droite et un message fort porté par les 18,5% de voix de François Bayrou.
Dans le détail, Nicolas Sarkozy passe
les 31% soit près de 5 points de plus que Ségolène Royal qui prend la deuxième
place après avoir vampirisé ses alliés (25,8% pour Ségolène Royal, moins de 29%
pour l’ex-gauche plurielle, 36% pour le total gauche-extrême gauche).
Si donc Madame Royal fait à peu près le
même score que François Mitterrand en 1981, le total de la gauche a, lui, baissé
de 14% ( !)
Le jeu reste sans doute ouvert mais
le chemin sera difficile pour la candidate du PS qui devra convaincre les
25% d’électeurs qui lui manquent qu’elle tiendrait toutes ses promesses et que
les socialistes au pouvoir changeraient de comportement au niveau de l’État
(comme à tous les autres niveaux).
Somme toute, après ce premier
tour, rien ne sera jamais plus comme avant.
Le vote utile a joué à plein. Les médias
ont lourdement pesé.
Et pourtant on peut espérer une État
plus impartial et moins verrouillé surtout si ce n’est pas le président de l’UMP
qui est élu le 6 mai et si derrière une éventuelle élection de Madame Royal, les
législatives assurent une réelle diversité parlementaire.