Chaque mois, les élus du groupes EPVA donnent leurs points de vue sur divers sujets dans la Tribune.

 

 

Dallas !

Rémunérations exorbitantes qui ne cessent d’augmenter malgré la crise, bonus extravagants, parachutes dorés, telle est la dure vie des grands patrons !

C’est «Dallas» revisité.
Dans l’urgence, le gouvernement a publié un décret limitant temporairement certaines rémunérations exceptionnelles de certains dirigeants : ceux des entreprises qui ont bénéficié ou vont bénéficier d’une aide de l’État.

Ce faisant, le gouvernement reconnaît qu’il y a des abus et qu’on ne peut se fier au code d’éthique du Medef !

A un jour près, ce décret du 31 mars relevait du poisson d’avril !
Toutefois, ce texte est profondément immoral en ce sens qu’il ne vise qu’un nombre, somme toute très limité, de dirigeants pour une durée très limitée (31 décembre 2010), qu’il ne vise que l’octroi
d’actions gratuites ou accordées à un tarif préférentiel ; ce texte prévoit également que ces bonus ne pourront pas être délivrés lorsque les entreprises procéderont à des licenciements «de forte
ampleur» sans autre précision.

En outre, ça ne s’invente pas, le texte prévoit que les indemnités de départ sont limitées à deux années de rémunération, limite déjà instituée en interne, avec les résultats que l’on connaît, par le
Medef depuis quelques années…

Connivence ou coïncidence, nous vous laissons juges !

Les élus du groupe Ensemble pour Villeneuve d’Ascq

 

 

 

" même lorsque s'abat l'orage, le blé ne meurt pas..." Jean Poperen Janvier 1997