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Conseil Régional Lettre n° 7 Février 2011
En ce début d’année, dans le contexte particulier de l’annonce des suppressions de postes, la venue du Recteur était attendue.
Si l’ordre du jour prévoyait une communication sur la « compétence partagée » et sur « un partenariat dynamique » l’actualité s’est rapidement imposée au sein d’une séance assez houleuse.
Reconnaissons au Recteur d’avoir assuré une présence au sein d’une assemblée mobilisée aux côtés de ceux qui dans les établissements scolaires luttent pour dénoncer la politique mise en place. L’accueil risquait d’être tendu. Il le fut.
J’ai interpelé le Recteur à deux reprises, au début des échanges avec l’assemblée et à la fin. Pour dénoncer concrètement, les effets de la politique conduite mais aussi la militance rectorale qui, de fait, refuse de reconnaitre la réalité du terrain et occulte systématiquement les interpellations de la communauté éducative.
Par ailleurs la présentation d’une motion commune aux trois groupes de gauche, fut l’occasion d’une série de vifs échanges avec les élus U.M.P. On retiendra surtout la conclusion cinglante du Président Percheron, stigmatisant un recteur « inexcusable» et quittant l’assemblée, un brin théâtral, sans même la saluer. Le geste fut grandement apprécié par la majorité de gauche et s’avérait assurément nécessaire. Il s’agit d’un soutien fort envoyé à nos établissements scolaires, à l’ensemble de la communauté éducative, qui tente de faire entendre sa voix pour dénoncer la situation catastrophique liée à la suppression des postes.
La deuxième journée de séance plénière portait sur le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles. L’importance de cette politique menée par la Région met à jour une réalité malheureusement de plus en plus courante et généralisée : les collectivités territoriales sont de plus en plus contraintes de suppléer aux carences des politiques de l’Etat. La chose est d’autant flagrante dans une région comme la nôtre qui cumule les mauvais indicateurs sociaux et culturels. Cette journée fut aussi marquée par la manifestation devant le siège de région du personnel du Lycée Couteau de Saint-Amand, pour protester, ici encore contre l’attitude et la politique du Recteur. Pendant ce temps-là, le lycée Queneau de Villeneuve d’Ascq manifestait devant le rectorat…
Bien évidemment, le ministère et les autorités rectorales auront dans ce bras de fer multiforme, le dernier mot. Mais gageons que le conflit social qui s’amorce sur la question scolaire portera la question de l’éducation, du travail des jeunes et de leur insertion au cœur des débats nationaux qui accompagneront les campagnes électorales de 2012.
Sylvain Estager Rassemblement Citoyen Groupe Europe Ecologie
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