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Rassemblement Citoyen Conseil Régional Lettre n°4 Octobre 2010
Les séances plénières du 7 et 8 octobre présentaient un ordre du jour chargé. La première journée consacrée en partie à la politique du transport ferroviaire a mis en perspective l’avenir métropolitain de la Région.
Le processus de métropolisation, autour du pôle lillois, impose une profonde redéfinition de l’organisation des transports au niveau régional. Jamais la métropole n’a été aussi attractive. La dynamique en cours est difficilement contrôlable. Toutes les régions du monde connaissent une métropolisation croissante et aucune réalisation concrète n’a pu empêcher ce processus dans les pays développés, et moins encore, dans les pays en développement.
Il convient donc de penser, d’imaginer et surtout d’anticiper sur ce que la métropole lilloise sera un jour. Les villes de l’ancien bassin minier ne regardent déjà plus vers le Sud. Elles sont depuis 20 ans entrainées dans la sphère métropole et se transforment progressivement en espaces résidentiels et fonctionnels, au service du pôle lillois. Il en va de même pour le littoral ou les Flandres…
En conséquence, les axes de transports sont depuis plusieurs années complètement engorgés, au quotidien et sur de plus en plus de secteurs.
C’est sur cette question, qu’avec les représentants de la S.N.C.F. et de R.F.F. nous avons débattu. Certes la volonté d’améliorer les offres de services et l’optimisation du cadencement présentent des pistes intéressantes…
On peut néanmoins s’interroger sur la réalité pratique de la chose et sur sa généralisation. Si collectivement nous ne posons pas les bases d’un changement culturel, les habitants de la région NPC vivront au quotidien ce que les parisiens vivent déjà : plus de deux heures de transports par jour pour effectuer le trajet travail-résidence.
Nous avons par ailleurs débattu des questions budgétaires, et en particulier des financements destinés aux établissements publics d’enseignement locaux (E.P.L.E.). C’est sur cette question que je suis intervenu au nom du groupe, pour défendre les dotations à l’Ecole publique et la priorité à donner à ces dépenses dans un contexte de casse du service public d’enseignement.
La région a fait le choix de maintenir les montants attribués pour l’année 2011 au niveau de 2010 sans prétexter de la réduction, relative, des effectifs scolarisés. Sur cette question nous soutenons pleinement la politique de l’exécutif, tout en formulant le souhait de voir la Région s’engager davantage sur un contenu républicain, novateur et ambitieux pour ses lycées.
Sylvain Estager
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