Budget Jeunesse et Sports

Séance plénière

Décembre 2010

 

 

Monsieur le Président,

Madame la Vice-Présidente,

 

Le budget Jeunesse et sports qui nous est présenté aujourd’hui s’inscrit  globalement dans la continuité des années antérieures.

Continuité dans les choix et dans les politiques menées,

Continuité dans le montant de l’enveloppe budgétaire.

Il importe de souligner d’emblée la chose car dans le contexte du jour, celui de l’examen d’un budget resserré, cela témoigne d’une volonté forte de placer la politique Jeunesse et sports comme une des priorités de cette assemblée.

         Cette politique du Conseil Régional s’avère effectivement ambitieuse et riche  en investissements et en actions diversifiées :

-Elle augure d’une Région Nord-Pas-de-Calais au cœur des grands événements nationaux et internationaux à travers son soutien spécifique à des programmes  tel que Londres 2012 ou l’Euro 2016.

         -Cette politique assure également un investissement important à destination des équipements de proximité. Equipements qui sont destinés en priorité aux habitants de la région à travers, par exemple, les programmes de construction et de rénovations des terrains, des salles de sports,  ou des piscines

 

 

-Les plans de développement sont consacrés à la promotion et à la diffusion de pratiques sportives qui souffrent d’une carence en équipements dans la région. Ils ont vocation à agir sur le terrain, d’une façon originale et volontariste.

-Enfin, plus du tiers  du budget Jeunesse et sports est consacré à l’aide au mouvement sportif. L’accompagnement des ligues, des clubs ou des sportifs est réalisé dans un esprit qui répond à des critères clairement définis et parfaitement lisibles.

 

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Au bilan il s’agit d’une politique qui conçoit la pratique sportive dans toutes ses dimensions.

Dimension médiatique et populaire, quand nous soutenons les grands clubs de football de la Région Nord - Pas de Calais

Dimension culturelle, quand nous soutenons par exemple les sports anciens ou traditionnels

Dimensions sociale, surtout, quand nous aidons les pratiques amateurs, sur l’ensemble des territoires, pour toutes les populations, dans un souci constant d’équité envers les disciplines et leurs pratiquants.

C’est en réalité le rôle que s’est octroyée la Région en matière de politique sportive : Faire de ces pratiques un lien entre les territoires, entre les populations, au service du collectif et de l’intérêt du plus grand nombre.

A l’image, finalement, de la « Route du Louvre » qui démontre désormais,

 

chaque année avec un succès croissant, l’intérêt qui existe à fédérer les territoires, les populations, les énergies et les volontés de toute nature, en dehors de toute dérive mercantile.

Incontestablement cet événement est devenu un marqueur fort, incontournable de la richesse humaine de la région et s’exprime à travers une pratique sportive, festive, populaire et sociale.

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Et c’est à partir de ce constat, d’une politique que nous soutenons pleinement aujourd’hui, que nous souhaitons cependant mettre en perspective les choix que nous effectuerons au cours de ce mandat.

Car le monde du sport évolue parfois avec une rapidité, voire une brutalité qui nous impose d’être vigilant  sur les politiques menées.

La professionnalisation croissante de certaines pratiques induit mécaniquement des dérives que nous ne maîtrisons pas et sur lesquelles il est parfois très difficile de peser.

Dérives mercantiles, dérives spéculatives, dérives morales…

Dans l’histoire récente des sports populaires ont été anéantis par ces dérives :

Je pense à la boxe ou au catch hier,

aujourd’hui au tour de France, certes toujours populaire, mais plus que moribond en termes de déontologie,

et peut-être demain le football… le triste exemple de l’épisode Sud-africain n’est peut-être pas qu’un simple accident.

 

Avec un budget ambitieux  -mais contraint-  nous n’échapperons pas à conduire une réflexion sur les priorités qui sont les nôtres, afin de veiller à ne pas nous transformer en accompagnateur de politique publique initiées par le monde sportif professionnel mais en restant pleinement souverain,  et décideurs, dans les choix réalisés.

Je salue d’ailleurs, en conclusion, Delphine Bataille et Vincent Lena d’avoir ouvert ce chantier de réflexion au sein la commission 7. Avec l’aide et la compétence des services, que je remercie au passage, nous poursuivrons notre travail pour continuer à porter une politique Jeunesse et Sports, digne des valeurs et des objectifs que nous lui associons aujourd’hui.

 

 

Je vous remercie.

 

 

Sylvain Estager

Rassemblement Citoyen

Groupe Europe Ecologie

Le 15 décembre 2010