Intervention

Rénovation urbaine/ A.N.R.U.

Plénière décembre 2010

 

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Président de commission,

 

L’action du Conseil Régional en matière de renouvellement urbain et de politique de la ville est sans doute l’une des plus complexes à mettre en œuvre.

Elle nécessite effectivement  de s’inscrire au cœur d’un dispositif  qui mobilise des acteurs multiples tel que l’Etat, ses agences nationales, l’Europe,  ou  certaines collectivités territoriales.

C’est dans ce contexte que la Région s’implique fortement pour optimiser les moyens, les outils, qui portent une politique ambitieuse.

Le Conseil Régional accompagne évidemment le financement des opérations de rénovation urbaine. Il  s’est aussi pleinement associé au Programme National de Requalification des quartiers Anciens et Dégradés.

Enfin, avec l’aide et la compétence des services, que nous saluons, il engage et mobilise toute une ingénierie. Sans cette implication, sans cette compétence, sans cette réactivité, sans ce volontarisme nous n’occuperions sans doute pas le deuxième rang national au niveau des opérations de l’ANRU.

Nous ne reviendrons pas sur le contenu de ces politiques et sur l’importance de notre engagement  qui viennent d’être présentées par René Vandierendonck.

 

Nous limiterons ici notre propos à souligner deux objectifs structurants qui président à la politique conduite.

Tout d’abord, l’objectif de mixité sociale est posé au cœur des actions menées. La loi SRU vient de fêter ses dix ans et cela a été l’occasion pour de nombreux analystes de souligner l’importance d’intégrer cette mixité sociale à chaque opération d’envergure.

Il s’agit là d’un levier indispensable pour atténuer, et parfois même inverser, les dynamiques de ségrégation sociale. Nous n’oublions pas les débats de l’époque, les attaques frontales et idéologiques, les préjugés,  de l’actuelle majorité présidentielle, le Maire de Neuilly en tête,  sur le principe même de la mixité sociale.

Nous nous félicitons que sur cette question politique et sociétale, la Région, sur le terrain, soit au premier rang des collectivités qui ont été capables de démontrer l’inconsistance de ces barrières et ces préjugés idéologiques.

Notre région l’a démontré dans son histoire. Elle le démontre encore aujourd’hui au quotidien.

         Second objectif dans la politique de rénovation urbaine conduite que nous souhaitons souligner ici, la généralisation de l’intégration du développement durable au sein des opérations de rénovation urbaines.

C’est effectivement sur ce terrain que le développement durable a fait son entrée dans le quotidien de nombreux habitants.  Ici pas d’abstraction mais du concret. Cette approche, avant même de s’imposer comme une logique environnementale, s’impose comme une logique sociale.

Les opérations de rénovation démontrent aujourd’hui  l’intérêt, en termes d’ économies et de confort,  pour les habitants à rénover des bâtiments à faible consommation énergétique, René Vandierendonck, l’a évoqué dans son intervention.. 

Ces interventions de rénovation démontreront demain l’intérêt d’intégrer au cœur de ces opérations la création d’espaces cultivés, d’espaces verts récréatifs, ou de niches écologiques.

La rénovation urbaine est aussi l’occasion de rénover un mode de vie et d’imposer un véritable changement de société.

Nous souhaitions donc souligner, et saluer, la façon dont ces objectifs, la mixité urbaine et le développement durable, ont été concrètement intégrés à la politique  de rénovation urbaine menée par la Région.

En conclusion, nous ne doutons pas que la poursuite de cette politique, au rendez-vous d’un « ANRU  2 » vaillamment espéré, se montrera une nouvelle  fois volontariste, ambitieuse et innovante.

 

 

Je vous remercie.

 

Sylvain Estager

Rassemblement Citoyen

Groupe Europe Ecologie

Le 16 décembre 2010