![]() Gérard Caudron était hier soir, à Hellemmes, pour officialiser la mise en place d'une antenne de Rassemblement citoyen. | | HELLEMMES |
L'homme politique aime la métaphore florale. Et Gérard Caudron n'échappe pas à la règle. ... « Avec les roses, on peut faire des bouquets et les glacer », indique le maire de Villeneuve-d'Ascq et membre de « ce que Martine Aubry appelle pompeusement le G10 » à LMCU - les dix premiers vice-présidents.Le président de Rassemblement citoyen, lui, préfère le coquelicot. Peut-être la fleur des champs lui rappelle-t-elle ses origines rurales en Picardie ? |
Aussi parce que c'est « une fleur sauvage », à la
différence de la rose des socialistes. Devenu l'emblème du mouvement
Rassemblement citoyen, le coquelicot veut maintenant essaimer sur
Hellemmes, où vient d'être officialisée, hier soir, l'ouverture d'une
antenne. Dix-sept inscrits pour l'instant (sur le petit millier
d'adhérents que compte au total ce mouvement créé en février 2002),
c'est suffisant pour donner le sourire à Gérard Caudron. Qui sont-ils ?
Quelques déçus du socialisme, mais la majorité des militants n'étaient
pas encore véritablement engagés en politique.
L'objectif ? « Contribuer à rassembler un arc de progrès » qui va de la gauche de la gauche, en passant par les Verts - Rassemblement citoyen est sur la liste Europe Écologie pour les élections régionales -, « jusqu'à ce qui restera du MoDem après les régionales ». L'échéance ? Elle est plus lointaine que le scrutin de ce dimanche. Gérard Caudron, qui a pour la première fois poussé la porte de la SFIO en 1964 et qui a milité aux côtés de Mitterrand, regarde d'autres élections : les « cantonales et législatives », mais surtout les « municipales et communautaires ». D'où cette envie d'aller dans la métropole voir si l'herbe est aussi verte que dans le pré villeneuvois. Passer par Hellemmes, c'est aussi une façon d'entrer à Lille. En 2014, on votera directement pour élire les conseillers communautaires. « Ça devrait être ma dernière croisade », précise Gérard Caudron. Il entend bien jouer le coup à fond et veut faire partie de ceux qui vont « préparer la métropole des années 20 ». « Je n'ai pas d'adversaire à gauche », prévient le Villeneuvois. L'instant précédent, il assurait qu'il existe « une gauche alternative à l'appareil socialiste ». • EM. C. PHOTO MAX ROSEREAU www.rassemblementcitoyen.org | |